Voilà que je reprend à mon compte la formule de Serenissime

Comme mon lion plus bas , je suis perplexe. Je ne sais plus trop ce que je suis venue faire ici.

J'ai fait une rencontre qui a changé ma vie, et cette rencontre je ne l'ai pas faite ici dans le "virtuel", ni dans le "réel", mais bel et bien au fond de moi-même.

Elle est incommunicable. En tout cas pour moi. C'est de l'ordre de l'intimité et du silence.

L'art-thérapie, lorsque j'aurais terminé mes 3 années de formation, avant, c'est un peu prétentieux.

Pour le reste.... Je préfère nettement les vraies rencontres même s'il faut plus de temps pour se laisser dévoiler.

Tout ce que je peux dire encore, c'est qu'un jour j'ai refusé de continuer d'accepter une certaine fatalité que famille et société m'imposait. A partir de là, j'ai entamé un difficile travail sur moi-même qui m'a permis de me libérer. Et le problème c'est que ce travail là, ne peut-être fait qu'au plus profond de soi.

Je crois que je préfère m'en tenir à commenter les uns et les autres.












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Vendredi 7 décembre 2007

commentaires (5)    par L'Arpenteuse
lion2.JPGOn dirais que l'Arpenteuse  s'amuse !
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Vendredi 30 novembre 2007

commentaires (4)    par L'Arpenteuse
Voilà qui me rappelle quelque chose :

philo-05-copie-1.jpg

Dommage que ce soit si petit. (mais en cliquant dessus .....)

Je l'ai trouvé ici

Mais je ne cherchais pas Jung; J'y suis arrivée par un détour chez BibliOdyssey, dont je ne dirais jamais assez à quel point c'est une mine de beauté, et de savoir. 

Et quelle de somme de travail extraordinaire pour collecter toutes ces données.
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Jeudi 29 novembre 2007

commentaires (1)    par L'Arpenteuse
Que la nuit est épaisse et que ta présence m’est douce. Il y a si longtemps mon Aimé que nous ne nous sommes vu. Pourtant nous voici ensemble à nouveau, comme la première fois.
 
Communiant dans la vie, par nos vies ; par le souffle et les battements affolés de nos cœurs. Enlacés, liés par nos enchantements, vivants dans chacune de nos fibres, vibrants dans chacun de nos nerfs. Ton rire si doux. Pourquoi me dis-tu que je triche ? La joie absolue qui nous submerge, et nos larmes qui se mêlent.
 
treespirit.jpgCette phrase murmurée tendrement : Je ne sais plus où je commence, je ne sais plus où tu finis » Qui la prononce ? Toi ? Moi ? où les 2 ensembles ?
 
Je ne sais plus. Tu as disparu, et je reste seule heureuse et en paix, je baigne dans une infinie douceur. Nue comme au premier jour.
 
Brutalement, quelqu’un arrache la couette. Il y a une jeune fille brune recroquevillée au pied du lit. Elle a un rire d’enfant, et s’amuse de ma confusion. Je suis confuse, elle a tout vu, elle a tout vu ! Alors elle me serre tendrement dans ses bras, et toujours avec son rire malicieux, elle m’offre une sorte de tunique blanche très fluide.
 
Et le plafond, les poutres, les meubles, le lit, tout s’arrache, s’envole, disparait. Ce n’est pas effrayant, plutôt exaltant. Nous sommes maintenant dans une rue d’une ville aux petites maisons blanches, carrées. On dirait un village mexicain. Il n’y a que nous, tout semble endormi. Elle me donne la main et m’entraîne à travers la ville.
 
Nous passons une porte, et nous voici maintenant dans un jardin ceint de murs. Un jardin de Mai, débordant de fleurs et d’oiseaux. La jeune fille me conduit jusqu’à 2 dames qui sont au centre du jardin, l’une d’elle est une femme âgée, l’autre doit avoir dans les 35 ans. Toutes deux sont très belles, richement parées comme dans un tableau de Rossetti.
 
Elles m’accueillent comme l’une des leurs. Alors je leur dit que nous sommes de la même famille, celle de femmes qui ont aimé et ont été condamnées. Elles me sourient tendrement, et me serrent dans leurs bras.
 
Et là le réveil sonne. Maudit soit ce réveil !!!!
 
Mais en y réfléchissant bien, ce n’est pas important, le rêve était terminé. Sur ce rêve, j’ai vécu des mois, il a été mon guide.
 
Je l’ai noté immédiatement pour ne rien en perdre, c’est inhabituel chez moi. Et puis je l’ai épluché, analysé, enfin tenté de l’analyser. Dans cette joie intense, il y avait l’inquiétude de ce « tu triches » ! Même si dans le rêve, cette "tricherie" semblait être considérée comme un enfantillage.
 
Et puis ,il y eut d’autre rêves, comme celui où cet amant bien-aimé revenait encore, et le message était que « ce n’était pas pour le sexe, mais pour la vie ». Phrase répétée à plusieurs reprises, martelée même, comme si l’on craignait que je me fourvoie sur la nature réelle de ces rêves. Là, pouvait être la tricherie. Réduire ces rêves à des images érotiques et plaisantes.
 
jardinrosseti.jpgJe me suis alors centrée sur le jardin, véritable jardin de la réconciliation. Par ce rêve, j’ai pris conscience que depuis plus de 20 ans, j’avais mené une vie en désaccord total avec mes principes et mes valeurs les plus profondes. Pour satisfaire d’autres, pour tenter de m’en faire aimer, pendant des années j’ai endossé le rôle d’une femme froide, efficace, écrasant tout semblant d’émotion. Je m’en absolvais en jouant les « chevaliers blancs », je n’ai jamais nuit à personne (sauf à moi-même), c’était mon plus grand titre de gloire. Toujours prête à endosser la tunique de la martyre, et à me sacrifier. Au travail, ou dans la vie privée, je ne laissais rien apparaître de moi. De fait, je n'existais pas. Evidemment, cette obstination eut un prix, et un prix très lourd.
 
Mais ce que le rêve m’apprenait, c’est que maintenant était venu le temps de me reprendre, et que j’avais une vie à accomplir, que j’en avais le droit, et même le devoir. 
Décidément, la vie est un songe, et chaque jour, j'en tisse un fil.
 
Tableau "Tree of life" : Suzanne Scherrer et Pavel Opourov
                Rachel et Lea - D.G Rossetti
2 sites interressants sur les rêves :
E-Rêve 
Récits de rêves - Un très beau site canadien, documenté et littéraire
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Mardi 9 octobre 2007

commentaires (0)    par L'Arpenteuse
Quelle utilité de partager une expérience aussi étrange et violente que je vis depuis près de 2 ans. Celle qui m’a arraché à une vie matérielle apparemment confortable, pour me jeter sur des chemins que, pendant longtemps, j’ai refusé avec acharnement.
 
Mes relations au spirituel demeurent houleuses, malgré ce que je reçois. C’est bien ça mon problème, je n’aime pas recevoir, surtout quand je ne demande rien, rien que la paix et le silence.
 
Cette joie qui m’est donnée en plus, c’est trop. Il faut que j’apprenne simplement à admettre que tout cela n’a rien à voir avec le catholicisme rassis de ma chère famille. Leur belle religion qui les transforma en pourvoyeurs zélés de l’Inquisition, confits dans la haine des femmes et de la vie. Et qui continuent à s’en vanter si longtemps après. Certes tout ça ce n’est pas moi, mais ces gens là m’ont coupés tout accès possible à une religion.
 
Hiepes-Poires.jpgDonc, il faut que je me débrouille toute seule et que je continue. Comme samedi soir, dans la cuisine, je suis là, simplement, en silence, je cuisine. De la pâte de coings pour une amie, qui aime les sucreries, mais pas la cuisine, et un peu de gelée pour moi. Une activité totalement terre-à-terre. Soudain, c’est une allégresse qui m’envahit. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, mais d’habitude je coupe court, je n’ai qu’à me souvenir ce que disait ma mère autrefois : mais tu es complètement folle ma pauvre fille ! C’est très efficace.
 
Sauf que là, je laisse venir, et comme le yoga me l’apprend, je ne juge pas, j’observe. Et cette joie me submerge, et elle reste là, je reprends mes activités, et elle est toujours là. Parfois elle vacille un peu, puis ça revient. Jusqu’à ce matin, où la dénégation s’est refaite entendre : Tu es complètement folle, et bli, et bla, et blablabla.
 
Sauf que, me dis-je, si je suis folle, c’est une bonne folie puisque, non seulement, moi, je m’épanoui, mais mes relations avec les autres s’épanouissent. Non pas qu’elles étaient mauvaises avant, mais comme pour le reste, je refusais d’admettre, il faut bien le dire, d’admettre que l’on puisse avoir de la sympathie pour moi, ou pire encore que l’on puisse m’aimer.
  
Oui, finalement je dois être folle. Il faut être folle pour accepter de renoncer à toutes ces peurs et ces phobies qui bornaient mon existence.
 
Ce n’est pas encore la joie dans les transports en communs, mais je m’améliore, ce n’est plus la rage non plus. Je souris, quand j’en ai l’occasion je plaisante, où même je rassure comme récemment, avec une femme totalement tétanisée par la cohue.
 
Et en plus ma gelée de coings est excellente, surtout avec l’adjonction d’un peu de cet excellent thé aux épices que m’a offert une amie qui n’est plus virtuelle. Meerkat, tu aimes la gelée de coings ? 

Tableau : Tomas Hiepes - Musée du Prado - sur la tribune des arts
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Mercredi 3 octobre 2007

commentaires (8)    par L'Arpenteuse
Pas celle-ci, en tout cas arpenteuse.jpg
 
Quoique que le papillon soit symbole de la métamorphose spirituelle
 
Mais alors, je préfère celle-ci, 

actias.jpg










Actias Selene, 

qui me relie à mon amie de toujours, la Lune.
 
Arpenteuse, pour avoir longtemps erré, arpenté, exploré de nombreux mondes, ceux des sciences, des arts et des religions.
 
A tous je posais ma question : mais qui suis-je donc et où dois-je aller ? Et finalement quand épuisée j’envisageais d’abandonner cette comédie, la réponse me vint d’un rêve : Mais tu es toi, l’Arpenteuse et il te revient d’ouvrir les portes de ton jardin : Le jardin de l’Amour et de l’Emerveillement, celui laissé en friche depuis l’enfance pour aller quémander ma réponse à d’autres.
 
Sans regret, il y a eu tant de belles rencontres en 30 ans de voyage :
 
A ceux qui ravirent mon âme dès l’adolescence : Nerval, Novalis, Pascal, Desnos…..

A Marcel dont l’œuvre accompagna longtemps ma vie d’adulte, et que maintenant je perçois comme le vaste mandala d’un temps recherché et retrouvé,
 
Plus récemment Etty, Christiane, et celui qui me rendit la liberté C.G. JUNG. Celui-là commença par m’apprendre que j’étais un beau type d’introversion/intuition, et surtout que j’avais parfaitement le droit de l’être.
 
Depuis 2 ans environ je m’autorise à être qui je suis, à écouter mon « intuition » plutôt que les conseils des autres, à cultiver mon jardin qui n’est plus secret, et ma foi, depuis je m’en porte admirablement bien, et même chaque jour de mieux en mieux.
 
Cependant, ayant en quelque sorte sauvé ma peau, me vint « l’inspiration » que, peut être, je pourrais essayer d’en aider d’autres. Et voilà comment à 49 ans, je me trouve à reprendre des études de psychologie et d’art-thérapie sans même bien savoir où cela me mènera, professionnellement du moins. Mieux, le résultat n’est pas important.
 
La seule chose importante est d’avoir compris que ma conscience ayant été éveillée par la convergence de multiples rencontres, il m’appartient de devenir un des innombrables maillons de la chaîne.
 
Et pour le reste :
Joie, joie, joie, pleurs de joie ; Éternellement en joie pour un jour d'exercice sur la terre ....
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Mercredi 26 septembre 2007

commentaires (5)    par L'Arpenteuse
.
 
200709ExpoDartDart1.gifExposition d'artistes en bords de Marne : D'Artd'art à la Ferté sous Jouarre

Un long temps distendu, au bord de l’eau. La compagnie des cygnes, quelques vieux barnums dépareillés.
 
Des passants aux pas lents, des tenues bariolées, des couples inattendus. Plusieurs chiens errants qui disputent des restes aux oiseaux.
 
Les peintres assis sur la bordure du trottoir, ou affalés sur les bancs et qui surveillent de loin leurs œuvres abandonnées au vent, au soleil et aux curieux.
 
Quelques musiciens aussi. On réveille un vieux piano dans un hangar, on accorde des guitares.
 
Soudain un appel : Eh les Haris-Krishna ! Concert improvisé sous le hangar ! Debout les fainéants !
 
Quelle misère, devoir se lever – Abandonner son petit coin de soleil, bien à l’abri du vent.
 
C’est un tel foutoir dans la cour au fond du hangar, et plein de courants d’air.
 
Mais les guitaristes sont là. Ils sont deux, un jeune homme et une femme. Ils ne se connaissent pas, ils sont venus là pour tenir compagnie à leurs amies de cœur. Ils ne pratiquent pas la même musique, l’une jazzie, et l’autre world. L’une professionnelle aguerrie et l’autre encore débutant.
 
Ils se concertent un peu, font chanter quelques accords. Et puis,
 
Et puis, il ne reste que la musique, la magie de leurs improvisations. Deux individus et deux instruments se sont effacés pour ne plus être que musique. Et nous avec. Un moment de communion absolu avec la musique.
 
Le silence, les applaudissements des quelques personnes présentes.
 
Retourner dehors, au soleil et au vent.
 
A l’année prochaine alors ! 

Si la vie le veut bien.

Photo :
Quai des Artistes - Exposition d'Art d'Art - 2ère week-end de septembre - La Ferté-sous-Jouarre (77). Les oeuvres sont belles, la musique est bonne
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Mardi 11 septembre 2007

commentaires (0)    par L'Arpenteuse
Naître à soi

ou

phenix257.jpgPhénix, renaître de ses cendres

Une fois encore

T r è s    l e n t e m e n t  

Se déplier et s'élancer

Gloria Mundi

S'ouvrir à sa propre vie






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Vendredi 31 août 2007

commentaires (1)    par L'Arpenteuse

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"Ceux-là seuls qui se prosternent comme des esclaves devant la réussite peuvent trouver que l'efficacité est admirable indépendamment de l'accomplissement auquel elle tend."
(B. Russell / 1872-1970  - Pourquoi je ne suis pas chrétien )
 
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