Aujourd’hui j’inaugure une nouvelle catégorie, une nouvelle planète : JUPITER que je dédie à la formation d’Art-Thérapie que je viens d’entamer le week-end dernier.
Jupiter en tant que force d’expansion, d’affirmation et d’épanouissement selon l’interprétation trouvée sur WIKIPEDIA.
Cette formation, je la vis comme un total engagement personnel, et je sais qu’elle va me consommer la plus grande partie de mon énergie. Mais c’est ainsi que cela doit être, je ne
suis pas intéressée par une simple démarche de bien-être.
J’ai souvent lu que lorsque « l’élève est prêt, le maître parait » et pour moi, c’est exactement cela.
Après deux années d’un intense travail personnel, je crois avoir trouvé la personne qui peut m’aider à poursuivre mon évolution. Et je sais aussi que ça ne va pas être facile, et
même probablement parfois violent, mais je l’accepte.
Quand je constate les résultats que cette personne obtient, comment elle parvient à développer, à faire croître ceux qui reçoivent d’elle, je sais que c’est ça pour moi une
thérapeute. Ce n’est pas un professeur de dessin, ni une psychologue, c’est une accoucheuse d’âme. Et c’est cela l’enseignement que je souhaite recevoir et transmettre.
Ces deux jours m’ont profondément révélés à moi-même, non sans insomnies et sans larmes. Mais j’en ressors grandie et prête à affronter la suite.
Entre autre, j’y ai appris que l’amitié n’y aurait sa place qu’à condition qu’elle soit sans complaisance, ni lâcheté. Nous sommes 5 sur 15 du stage du mois de mars, à avoir
choisit de continuer sur la formation. Et parmi les 4 autres, il y a une femme qui est devenue une amie très chère depuis ces 6 derniers mois.
C’est une personne magnifique, rayonnante, totalement impliquée dans une démarche de spiritualité amérindienne.
Elle était très motivée par cette formation avec notre thérapeute, du moins elle le disait. Or, il s’est levé un petit vent de contestation, lorsque le premier soir on nous apprit
que le programme était modifié.
La part du chant et de la danse était un peu diminuée pour faire place à des cours techniques de dessin, à plus de peinture et des cours de connaissance de soi. Tout l’enseignement
devait « nourrir » la peinture, art qu’enseigne notre formatrice.
K. me surprit. Certes, elle m’avait toujours dit qu’elle se réjouissait des cours de chant, et de fait, elle s’y impliquée avec son rayonnement naturel. Elle était mécontente des
cours de « connaissance de soi », disant que ce travail là elle l’avait accompli depuis longtemps, et qu’il ne l’intéressait pas. De plus, elle était furieuse ne plus pouvoir choisir le
chant en matière principale. En fait, elle contestait l’ensemble des modifications apportées au programme.
Je pouvais comprendre sa déception, mais pas sa colère. A cela se rajouta quelques comportements peu respectueux, vis-à-vis de certains autres stagiaires et de moi-même.
J’étais déroutée par cette façon de faire. Et pour une fois dans ma vie, j’ai osé dire à quelqu’un que j’aime que je n’étais pas d’accord avec elle. Et le dire tranquillement, sans
la moindre animosité, mais, fermement.
Oui le programme était partiellement changé et c’était peut être dommage que l’on ne nous ait pas prévenu avant. Mais, la formation que nous suivons est l’œuvre de notre formateur,
et l’œuvre de sa vie. Son travail, nous en connaissons la valeur pour l’avoir expérimenté en nous même. Donc, c’est elle qui est décisionnaire de ses orientations, pas K., pas l’Arpenteuse, ni
Paul, ni Pierre, seulement elle. De plus, c’est une femme très âgée qui ressent peut-être l’urgence de transmettre, d’où le recentrage de la formation.
De plus, qu’en admettant même, qu’elle K. n’ait pas besoin de ce travail de connaissance de soi (je ne lui dit pas que son attitude me permettait sérieusement d’en douter). Dans ce
cas là, elle devait mettre ce qu’elle savait au service des autres membres de groupe.
Et pour finir, je lui fis remarquer qu’elle devait laisser de la place aux autres dans la formation. Que sa façon de monopoliser l’attention en permanence, risquait de lui valoir
des inimitiés, et que cela ne me paraissait pas la meilleure façon de progresser.
L’échange fut paisible et amical, mais à sa façon de réagir, je voyais bien qu’elle maintenait ses positions.
Tant pis, me dis-je, je me suis trompée sur elle. C’est encore une petite fille, et si elle persiste elle ne va pas tenir longtemps. Tout en admettant, que pour d’autres raisons,
c’est peut-être moi qui craquerais la première.
Et puis en rentrant, elle m’a longuement appelée, pour me dire qu’après avoir longuement pleuré, elle avait compris le sens de mes paroles, et qu’elle m’en remerciait car cela lui
avait permis de comprendre certaines choses en elle. Et elle m’a demandé que nous continuions dans cette voie là. Je lui fis promettre à cette occasion, d’en user de même avec moi à la première
occasion.
Sinon, ce n’est pas de l’amitié. Ce n’est rien.
Vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’après je sois restée un moment comme vidée.
C’est épuisant de grandir, mais c’est une expérience extraordinaire. Même si elle s’était soldée par un échec de notre amitié, pour moi c’est une avancée en maturité.