Mercredi 12 septembre 2007
Je me souviens que dès l’enfance il me fut enseigné que vivre était déjà un péché en soit.
 
D’ailleurs, pour m’en « laver » provisoirement, mes parents s’empressèrent de me faire baptiser. Ensuite, on m’apprit qu’il fallait vivre dans un état de culpabilité permanent. Seulement, moi, je refusais de croire en cette culpabilité, d’autant que les mêmes personnes qui m’enseignait que cette vie est haïssable, prétendait aussi qu’il était de mon devoir de la reproduire.
 
Je suis têtue, j’ai résisté. A la culpabilisation permanente, au dénigrement de la vie, et j’ai refusé de me reproduire. Hors de question d’avoir des enfants pour leur apprendre la haine de soi.
 
J’ai avancé tant bien que mal dans mon entêtement à aimer la vie. A jouir du soleil, du vent, de l’amour, de rien, de tout, tout ce que chaque journée voulait bien m’offrir. Certains jours étaient sombres, et même parfois, c’était le malheur qui s’imposait.
 
J’ai eu mal, j’ai eu peur, j’ai pleuré, mais toujours, je refusais toujours de maudire la vie. Finalement, je dû admettre que bien que refusant toute religion, très probablement, d’une certaine manière, j’avais la « grâce » très loin du sens janséniste du terme.
 
Seulement avoir la « grâce » c’est difficile à porter. Surtout quand on en voit tellement se noyer à côté de soi. Alors longtemps, j’ai eu honte de cette force, de cette vitalité en moi. J’ai essayé de la dissimuler, mais je dissimule mal. Et j’ai commencé à m’effacer, au propre comme au figuré. Et je me suis tellement bien effacée que j’ai failli disparaître.
 
Maintenant, je sais que je n’ai pas à avoir honte de moi. Il n’y a rien à dissimuler, cette « force » est bénéfique, elle l’a toujours été, pour moi, comme pour ceux qui ont choisit de m’accompagner un moment.
 
« Célébrante » je suis, et « célébrante » je resterai jusqu’à mon dernier souffle.
 
par L'Arpenteuse publié dans : Terre
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Mardi 11 septembre 2007
.
 
200709ExpoDartDart1.gifExposition d'artistes en bords de Marne : D'Artd'art à la Ferté sous Jouarre

Un long temps distendu, au bord de l’eau. La compagnie des cygnes, quelques vieux barnums dépareillés.
 
Des passants aux pas lents, des tenues bariolées, des couples inattendus. Plusieurs chiens errants qui disputent des restes aux oiseaux.
 
Les peintres assis sur la bordure du trottoir, ou affalés sur les bancs et qui surveillent de loin leurs œuvres abandonnées au vent, au soleil et aux curieux.
 
Quelques musiciens aussi. On réveille un vieux piano dans un hangar, on accorde des guitares.
 
Soudain un appel : Eh les Haris-Krishna ! Concert improvisé sous le hangar ! Debout les fainéants !
 
Quelle misère, devoir se lever – Abandonner son petit coin de soleil, bien à l’abri du vent.
 
C’est un tel foutoir dans la cour au fond du hangar, et plein de courants d’air.
 
Mais les guitaristes sont là. Ils sont deux, un jeune homme et une femme. Ils ne se connaissent pas, ils sont venus là pour tenir compagnie à leurs amies de cœur. Ils ne pratiquent pas la même musique, l’une jazzie, et l’autre world. L’une professionnelle aguerrie et l’autre encore débutant.
 
Ils se concertent un peu, font chanter quelques accords. Et puis,
 
Et puis, il ne reste que la musique, la magie de leurs improvisations. Deux individus et deux instruments se sont effacés pour ne plus être que musique. Et nous avec. Un moment de communion absolu avec la musique.
 
Le silence, les applaudissements des quelques personnes présentes.
 
Retourner dehors, au soleil et au vent.
 
A l’année prochaine alors ! 

Si la vie le veut bien.

Photo :
Quai des Artistes - Exposition d'Art d'Art - 2ère week-end de septembre - La Ferté-sous-Jouarre (77). Les oeuvres sont belles, la musique est bonne
par L'Arpenteuse publié dans : Soleil
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 6 septembre 2007
Spero lucem "  :  Après les ténèbres j'espère la lumière - Cette devise je l'ai lu il y a presque vingt ans sur une pierre tombale dans l'abbaye de Villers en Belgique.

J'ai photographié alors la pierre, à première vue, le motif était un oiseau recourbé, qui ressemblait à un perroquet. 

En ces temps lointains, pas d'internet, intriguée et obstinée, j'ai donc  passé du temps en recherches pour savoir à quoi pouvait  correspondre cet oiseau et cette devise. Pour l'oiseau, je finit par trouver qu'en fait de perroquet il s'agissait plus probablement d'un pélican, symbole courant du Christ s'offrant en sacrifice.

job.jpgLa devise je l'avais bien comprise, mais pas trouvée. Aujourd'hui Goggle m'apprend qu'il s'agit d'un verset du livre de Job

Maintenant je comprend pourquoi la conjonction de ces 2 symboles, celui du sacrifice et celui de la révolte contre l'injustice divine m'ont  à l'époque tellement impressionnés. 

Aujourd'hui je suis capable de comprendre l'importance de ces décryptages, et Internet est un formidable outil.



Reste quand même cette question en suspend : Pourquoi la plupart des symboles croisés dans ma vie sont ils des symboles chrétiens, alors que j'ai personnellement rompu avec cette tradition. Est-ce la culture familiale qui s'exprime là, ou est-ce génétique ? 

En tout cas cette pierre tombale, elle a longtemps pesé lourd, il faut que je retrouve la photo.
par L'Arpenteuse publié dans : Lune
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 4 septembre 2007
Présentation de l’ouvrage (Editions des Idées et Des Hommes, 2007)

« Tu te rends compte, mille milliards de galaxies. Il y a au moins mille milliards de galaxies dans l’univers !!!... Et nous, nous allons faire sauter la planète. C’est tout ce que nous aurons su faire. Les politiques sont irresponsables. La Droite comme la Gauche. Et même les mouvements alter-mondialistes. Personne ne parvient à comprendre et à se saisir de l’ère de l’information. Pourtant c’est vers l’économie de la gratuité qu’elle peut nous conduire. Et vers la coopération, la co-évolution entre nous et avec la Biosphère... et aussi vers le métissage. Le métissage, c’est essentiel, c’est notre avenir. »

 

« Est-ce que tu penses qu’on peut y parvenir ? »

« Je crois que c’est foutu. Mais il faut essayer. Mais bon sang, tant qu’ils s’entêteront avec leur croissance quantitative absurde, leur PIB mortifère et leur économie de marché d’un autre siècle... C’est stupide, irresponsable. Et certains osent encore dire que la situation écologique n’est pas si grave que cela. Mais ils sont aveugles. C’est la catastrophe généralisée qui nous attend ! »

« N’y a-t-il pas d’espoir ? »

« Si. La conscience humaine, c’est notre espoir. Prendre conscience qu’elle a sa propre aventure, qui s’inscrit dans celle beaucoup plus vaste de l’univers. 13,5 milliards d’années ! L’univers, la conscience humaine, et l’humanité. Leurs trois aventures sont liées. C’est cela qu’il faut intégrer. Et c’est sur ce socle qu’il faut fonder un véritable projet politique à la fois national et planétaire. Une écologie humaine et politique à l’échelle planétaire. »

La suite de l'article ici

Et tout le site de TRANSVERSALE à la suite.

par L'Arpenteuse publié dans : Mercure
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 3 septembre 2007
 La Cosmographie, c'est la description de l'Univers qui nous est perceptible à l'oeil nu, l’astronomie descriptive. 
 
A l'ère de Hubble et de l’Astro-physique, c’est une science qui n’est plus enseignée, pourtant elle était aussi vieille que l’humanité elle-même, ce qui revient à dire qu’elle est plutôt jeune.
 
Mais voilà l’immédiatement perceptible est passé de mode.
 
Pas seulement dans le domaine de l’Astronomie.
 
Dans une société qui se rêve toute puissante, croit en la prospective, la croissance indéfinie et autres chimères, je préfère espérer en l’effet papillon, et plus il y aura de papillons pour se relayer……………
 
Ce que j’inscris ici est ma perception du Réel. En moi se reflète le monde, et en choisissant mon angle de vision, je travaille à influencer la réalité.
 
C’est tout ce que je peux faire, mais ça je peux le faire.

Image : BM Reims : Cosmographie de Pomponius Mela (Début XVème)
 
par L'Arpenteuse publié dans : Terre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 31 août 2007
Naître à soi

ou

phenix257.jpgPhénix, renaître de ses cendres

Une fois encore

T r è s    l e n t e m e n t  

Se déplier et s'élancer

Gloria Mundi

S'ouvrir à sa propre vie






par L'Arpenteuse publié dans : Soleil
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus