Et qui donc m’emplume,
qui me réchauffe le cœur ?
Qui m’empêche de craindre fortune ou mort ?
Qui a brisé les chaînes et ces portes dont bien peu se dégagent
Pour sortir à l’air libre ?
Les âges, les ans, les mois, les jours,
Armes et fils du temps, et ces heures contre qui,
Le fer, ni le diamant ne valent,
M’ont protégé de leurs fureurs.
Aussi déployés-je dans l’air mes ailes confiantes,
Sans craindre de heurter cristal, ni verre,
Je fends les cieux et dans l’infini m’élance.
Et tandis que de ce globe je m’élève vers les autres,
Et plus avant pénètre dans le champs éthérés,
Je laisse derrière moi ce que d’autres voient de loin.
G. Bruno : De l’infini, de l’univers et des mondes
Ce texte m’accompagne depuis deux ans environ. J’ai pris bien soin de le noter dans un petit carnet qui ne me quitte jamais, une sorte de bréviaire personnel.
Google, mon oracle de Delphes, m’en fit cadeau lors d’une recherche sur l’infini et la musique des sphères. Il aurait pu me l’offrir quand je m’intéressais à l’Inquisition pour des
raisons familiales.
Qu’importe, c’est ainsi que je rencontrai Giordano Bruno : Philosophe, poète, mathématicien, féru d’hermétisme, victime de l’Inquisition, et....... un magicien bien
puissant pour pouvoir influencer des vies 400 ans après sa mort.
Pour avoir proclamé que toute forme de vie était une manifestation du divin, non contente de le brûler en place publique, l’Eglise tenta de faire disparaître jusqu’à son souvenir.
Quelques virulents vont même jusqu’à prétendre qu’il n’a jamais été brûlé, allez donc savoir avec lui.
Sur le net, on le trouve
Par la suite, il me mena à Eugen Drewernann. Comment dit-on :…. Synchronicité ? Mais ça
c’est une autre histoire
Et ici, on peut maintenant admirer cette pluralité des mondes qui lui valut la rage vaticane. Allez poser un regard sur ces
infinis qui ne cessent de nous interpeller.