Qu'ici cesse ma course, que je retrouve enfin mon souffle,
Loin du Centre Commercial où le vide mugit,
Klaxon, enseignes, sirènes de l'ennui,
Il ne fallait pas me provoquer
C'est vous, qui l'avez voulu,
Tant pis pour vous,
Celle que je fus,
N'est plus.
J'ai explosé l'étau,
Lâché curée et hallali,
Je retourne à l'ancien peuple,
Celui des bois et des ruisseaux,
Celui qui scintille matin dans l'oubli,
Celui dont le silence chante, stridule, brame et glapit.
Oh mon Aimé, que je bruisse à jamais, portée par ton souffle.

Le Bernin
Daphné et Apollon
Galerie Borghese
publié dans :
Vénus
Mercredi 26 mars 2008
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par L'Arpenteuse